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Etre étudiant à Sydney

Etudier en AustralieEn école de commerce à Bordeaux, j'ai obtenu un Master in international business à l'université Macquarie de Sydney.

Après plusieurs séjours aux Etats-Unis et en Angleterre, je voulais repartir dans un pays anglophone. En quatrième année à l'école de commerce à Bordeaux, j'ai profité des relations que mon école entretenait avec l'université Macquarie de Sydney, pour y suivre un Master in international business. Peu d'étudiants ont la possibilité de partir étudier en Australie. Pour moi, Sydney était une destination de rêve. Je n'ai pas hésité !

L'école s'occupe des questions administratives : dossiers, inscriptions et visas ont été réglés en deux mois. En février 2004, je pars pour six mois...

Université Macquarie de SydneyLes universités australiennes sont des campus à l'américaine : larges pelouses, bâtiments de style néogothique, complexes sportifs... Réunissant près de 16 000 étudiants. Macquarie est l'une des plus petites universités de Sydney. Les étudiants étrangers sont en majorité d'origine asiatique ou américaine. J'étais l'un des rares Français. J'ai été obligé de m'immerger pour ne pas rester isolé ! Comme je partageais un appartement en résidence universitaire avec trois Américains, ça a facilité mon adaptation. J'ai adoré ce brassage des cultures.

J'ai choisi mes cours avant de partir. J'avais sélectionné les quatre matières de mon cycle postgraduate (accessible aux étudiants de niveau maîtrise) : marketing, finance, économétrie et étude des marchés financiers. Les universités australiennes sont multidisciplinaires : il y a aussi bien des cursus de droit, de médecine que d'architecture. Mais j'ai dû concentrer mon programme sur les matières commerciales, pour être en accord avec mon cursus français.

L'enseignement est proche de l'enseignement anglo-saxon. Au lieu des trente heures de cours par semaine dans mon école française, je n'en avais que douze : trois heures de cours pour chaque matière. Aucun TD ! Mais je devais fournir beaucoup de travail personnel : trois à quatre heures de lecture par jour. De plus, on nous demande beaucoup de dossiers à réaliser. J'ai dû rendre une dizaine d'essais en six mois. L'obtention du diplôme se joue sur les notes de ces devoirs, et sur le résultat obtenu à l'examen final.

Quant aux professeurs, je ne les ai pas trouvés accessibles, contrairement à ceux de mon école en France. Là-bas, j'ai eu l'impression d'être en fac. Avec une centaine d'étudiants par amphi, les profs ne nouent pas de liens avec eux. Pour communiquer, ils laissent leur adresse e-mail. On peut leur poser nos questions sur le cours par l'intermédiaire du net. Cela m'a beaucoup surpris à mon arrivée. Mais j'ai rapidement compris que tous les Australiens adorent communiquer par mail, même entre amis.

Côté finances, la vie en Australie est moins onéreuse qu'aux Etats-Unis, mais un peu plus chère qu'en France. N'ayant pas obtenu de bourse, accordée en général à des étudiants en doctorat, je me suis appuyé sur l'aide de mes parents, qui me versaient environ 760 € par mois. Le visa étudiant australien permet de travailler jusqu'à vingt heures par semaine, mais je n'en ai pas profité, préférant me consacrer à mon travail scolaire. Mais j'ai des amis qui ont trouvé des petits jobs de baby-sitter ou de serveur. Par exemple, la chaîne de pâtisseries françaises Délifrance est un vivier d'embauches pour les étudiants français.